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Les bannières
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Enseigne mutualiste par excellence, la bannière, tire son origine de l’emblème sous lequel le seigneur rassemblait ses vassaux. L’Eglise, les milices communales, puis les corporations et les confréries du 16e siècle, en firent progressivement leur étendard. Pour ces dernières, la bannière constitua un moyen privilégié pour diffuser les armoiries de leurs métiers dans l’espace public. Les sociétés de secours mutuels s’inscrivent, dés leur naissance, dans ce mode de représentation à dominante religieuse qu’incarne généralement l’effigie d’un saint patron. La laïcisation des emblèmes de la mutualité va de pair avec les premiers pas de sa reconnaissance juridique, dans la seconde moitié du 19e siècle. |
L’appartenance mutualiste s’identifie durablement à travers deux images. Tout d’abord la ruche qui constitue depuis la nuit des temps la parfaite représentation de la solidarité par le travail ; Napoléon III favorise cette diffusion en adoptant l’abeille comme figure allégorique de son pouvoir. Ensuite la poignée de main qui s’impose comme l’emblème mutualiste majeur. Ce symbole, lié à la tradition chevaleresque de « l’amour courtois », a été diffusé par la mode héraldique des 17e et 18e siècles. La poignée de main réunit, le plus souvent, une main féminine (manche bouffante) et une main masculine (manchette). Logo solidariste par excellence, la représentation graphique qu’en donnent les bannières n’est pas exempte d’ambiguïté, dans la mesure où c’est toujours la main masculine qui, en recouvrant la main féminine, symbolise la fonction protectrice. |
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Les fêtes mutualistes
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