Tombée dans l’oubli dans l’entre-deux-guerres, l’expression d’“ Économie sociale ” est à nouveau utilisée en France depuis les années 1970 pour réunir dans un même ensemble institutionnel les coopératives, les mutualités d’assurances et de crédit ainsi que les associations à vocation gestionnaire. L’entrée de l’Économie sociale dans le droit positif est acquise, après l’adoption de textes législatifs et réglementaires par les pouvoirs publics et la création d’un secrétariat d’État, en 1981.
La place de cette économie productrice de lien social est aujourd’hui solidement établie. Avec 1,8 millions de salariés, 31 millions de mutualistes, 40 % des dépôts des banques pour un total d’environ 1 000 milliards de francs, soit plus de 10 % de notre produit intérieur brut, l’Économie sociale témoigne d’une dynamique économique capable de réconcilier l’efficacité et la solidarité.
À l’évidence, les raisons pour lesquelles ces organisations s’étaient formées n’ayant pas disparu, on assiste au renouvellement, notamment à travers l’émergence de la jeune économie solidaire, des formes traditionnelles de solidarisation. En outre, depuis une vingtaine d’années, un important mouvement de solidarité institutionnelle s’est affirmé, en vue de renforcer leurs références communes et leur permettre de s’adapter aux mutations de l’économie et de la société contemporaine. La Mutualité française s’efforce de prendre une part active à cette mise à jour.
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