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L'émigration polonaise
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A partir du lendemain de la Première Guerre mondiale, l'émigration polonaise ne cesse d'augmenter en France au point de devenir la seconde par son importance : en 1931, les Polonais sont au nombre de 507 000, derrière les Italiens mais largement devant les Espagnols et les Belges. Ils viennent dans le cadre d'une émigration parfaitement légale et organisée afin de trouver du travail, en particulier dans la banlieue parisienne ainsi que dans la Lorraine et dans le Nord. |
Les Polonais aiment tout particulièrement à se regrouper en associations de toutes sortes. Elles pratiquent un éventail d'activités très larges qui s'organisent en trois catégories. Vient en premier le domaine festif et culturel : chorale, chant, théâtre, danses folkloriques, musique instrumentale etc., dans le cadre de sociétés qui prennent souvent le nom d'un compositeur. La seconde catégorie est celle des sociétés sportives. Il existe ainsi en 1930 dans le Nord et le Pas-de-Calais trente clubs de football polonais ; pour y entrer, il convient d'ailleurs d'être Polonais. C'est dans un de ces clubs que se formera le grand joueur de football Raymond Kopa qui aura dans les années 1950 une popularité considérable dans son club de Reims. Viennent enfin des sociétés catholiques. Celles que fréquentent les hommes prennent souvent le nom de Sainte-Barbe, la patronne des mineurs et celles où se retrouvent les femmes s'intitulent du nom du Rosaire. Enfin en 1931 se constitue l'Association catholique de la jeunesse polonaise. Un nombre important de ces associations s'investissent sous une forme ou sous une autre dans les questions de santé sous des formes mutualistes qui restent mal connues. |
Par ailleurs, les Polonais mettent aussi sur pied des banques, des coopératives ainsi que de très nombreuses œuvres d'assistance et de bienfaisance. Ces associations qui se structurent à tous les niveaux ont d'autant plus d'importance que l'engagement des Polonais dans le syndicalisme reste minoritaire durant ces deux décennies, à l'exception d'une petite poussée sous le Front populaire. Enfin, la sensibilité de ces associations est en majorité catholique même si les communistes arrivent aussi à en constituer. |
Ces groupements connaissent une vie difficile à partir de 1939. Si les organisations politiques doivent arrêter leurs activités, les autres peuvent les continuer tant bien que mal : elles sont alors les seuls lieux où les Polonais peuvent se rencontrer et se regrouper. Avec la libération de la France puis le passage de la Pologne dans le camp des Démocraties populaires, beaucoup de choses vont changer dans la mesure où la plupart des militants politiques, et d'abord ceux du Parti communiste, vont revenir dans leur patrie. Les associations polonaises continueront cependant leur activité et participeront à la lente intégration des Polonais en France. |
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expo 2007
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