L'éthique mutualiste


Une éthique façonnée par l’histoire

La Mutualité s’est développée historiquement comme une pratique sociale, visant à opposer la dynamique solidaire du nombre aux risques atteignant les membres du groupe constitué. Longtemps, l’action des sociétés de secours mutuels contre les aléas n’a eu d’autres préceptes moraux que ceux communs à l’ensemble de l’humanité.

La mutualisation des grandes valeurs civilisatrices a nécessité un processus de très longue durée. L’élaboration d’une doctrine spécifique s’affirme d’autant plus complexe que la pratique mutualiste résulte, à l’instar des autres composantes de l’économie sociale, de deux forces contraires : résistance à la domination de la production marchande rentable et adaptation fonctionnelle à ses règles.

Compte tenu de la nature de cette pratique et de l’environnement longtemps défavorable à la vie associative dans notre pays, les valeurs constitutives de la Mutualité française portent de larges empreintes de l’histoire. Quatre piliers fondateurs se sont affirmés à la faveur de ce développement doctrinal : la solidarité, la liberté, l’indépendance et la démocratie.

D’autres principes, non moins déterminants, se sont plus récemment greffés sur ces premières souches : la non-lucrativité, l’unité, le bénévolat, la responsabilité ; ces principes se substituent parfois aux références initiales comme valeurs à partager.

Tenant compte du caractère muséologique du site, les quatre points cardinaux originels – la solidarité, la liberté, l’indépendance et la démocratie – ont été retenus dans la présentation du patrimoine symbolique de la Mutualité.







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