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Des femmes aux commandes
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Si elle présente une portée symbolique indéniable, la première célébration de la journée de la femme le 8 mars 1982 en France, n’a pas été immédiatement suivie de résolutions concrètes propres à améliorer la présence féminine dans les instances décisionnelles de l’Etat. |
L’observatoire de la parité entre hommes et femmes institué par le président de la République Jacques Chirac en 1995 n’a pu que constater la lenteur de la progression dans ce domaine : à la fin du vingtième siècle, les femmes ne représentaient encore qu’un dixième des parlementaires et des maires, et moins d’un tiers des conseillers municipaux. Une inégalité en partie corrigée par la révision constitutionnelle de juillet 1999, imposant la parité dans les listes électorales. Cette mesure a été appliquée à l’occasion des élections municipales en 2001. Toutefois les dispositions législatives, voire coercitives, ne suffisent pas toujours à faire évoluer les mentalités, ne serait-ce que pour le partage équitable des tâches domestiques qui permettrait aux femmes de participer davantage aux activités associatives… ou mutualistes. |
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Force est de constater qu’en matière de parité, la mutualité n’a pas joué le rôle de précurseur par lequel elle se distinguait un siècle plus tôt pour l’accès des femmes aux prestations. Les résultats d’une enquête lancée par la FNMF ont été exposés au congrès de Toulouse en 2003. Il s’avère que si la représentation féminine dans les instances mutualistes augmente régulièrement depuis 1996, la situation y est loin d’être exemplaire, et en tout cas tout à fait perfectible : au niveau fédéral, sur 111 administrateurs, quinze seulement sont… des femmes. Sur les 302 dirigeants de groupements interrogés dans le cadre de l’enquête, 80% sont des hommes. Ceci reflète la réalité de la composition des conseils d’administration des groupements mutualistes, qui ne comprennent en moyenne que 21% de femmes. |
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