Après la libération



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Les femmes en mutualité depuis la libération

Trois grandes raisons contribuent à modifier, à la Libération, le rôle des femmes en mutualité. La première est d’ordre externe à la mutualité : en accordant le droit de vote aux femmes en 1944 — la France est le dernier grand pays d’Europe à le faire — le pouvoir reconnaît enfin le “ deuxième sexe ” en adulte. Toutefois, cette reconnaissance ne provoque pas de changements spectaculaires dans la place de l’action publique des femmes : leur rôle au sein des partis, des syndicats et aussi de la mutualité n’augmentera qu’avec lenteur et il reste encore faible aujourd’hui.





Il faudra attendre les années 1960 pour voir, après Léonie Toureille, une autre femme siéger, durant d’ailleurs une très courte période, au conseil d’administration de la FNMF. Au sein de cette instance, leur nombre augmente ensuite, mais surtout à partir des années 1980-1990 : en 2003, sur les 22 membres du Bureau de la FNMF et de son Comité exécutif, il y a trois femmes. Enfin, avec la Sécurité sociale est posé, pour la première fois de notre histoire, le principe d’une couverture sociale pour l’ensemble de la population.


Le maintien des régimes spéciaux et le refus de certaines catégories mettront en cause ce projet global ; toutefois, le nombre de personnes prises en charge par la Sécurité sociale, et parmi elles les femmes, n’en augmente pas moins très largement en comparaison de celles qui étaient couvertes par les Assurances sociales.
Complémentaire à la Sécurité sociale, la mutualité multiplie par deux le nombre de ses adhérents, de la Libération à nos jours ; dans le cadre des Ordonnances complémentaires à la Sécurité sociale, elle doit s’engager notamment dans l’encouragement de la maternité, de la protection de l’enfance et de la famille. Enfin, la rénovation du mouvement mutualiste par la progression de la mutualité des enseignants et des fonctionnaires a également joué son rôle. Pour ne prendre qu’un exemple, une directrice d’école, Marie-Paule Cavalier a participé à la création de la MGEN, en 1946.

Jusqu’à nos jours, ont siégé au conseil d’administration de la MGEN, un nombre de femmes bien supérieur à celui de la moyenne du mouvement mutualiste, durant la même période.



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