Les pionnières


PIONNIERES MUTUALISTES

La place, subalterne, des femmes en mutualité se mesure notamment au niveau de leurs modestes responsabilités au sein du mouvement. Durant l’entre deux guerres, trois femmes seulement siègent au conseil d’administration de la FNMF, composé de 75 personnes ; deux d’entre elles président également une Union mutualiste départementale. La première est Mme Mathieu : elle est élue présidente de l’Union mutualiste des Ardennes en 1919 mais meurt en 1926. Mme Massot-Devèze qui se trouve à la tête de l’Union départementale des Basses-Alpes de 1936 à 1941 siége aussi au Conseil d’administration de la FNMF, voire à son Comité exécutif durant la même période ; en 1940, elle est également administratrice de l’Union nationale des caisses chirurgicales mutualistes.





Léonie Toureille est la principale représentante de ces pionnières responsables. Fille d’un agriculteur, née en 1873 dans l’Hérault, exploitante agricole, elle aurait été initiée à la mutualité par son mari Charles Toureille, secrétaire de l’Union des mutuelles du Gard, mort prématurément. En 1905, Léonie Toureille crée à Nîmes La Prévoyante féminine et devient une des responsable de la Fédération mutualiste du Gard. En 1908, elle met sur pied la Mutualité maternelle du Gard dont elle prend la présidence en 1925 ; elle s’y consacrera jusqu’à sa mort.


En 1913, la FNMF la charge de constituer l’Union nationale des mutualités maternelles dont elle est élue vice-présidente. Durant la Première Guerre mondiale, Léonie Toureille anime différentes œuvres sociales auprès de la Croix-Rouge : Union des femmes de France, Association mutuelle des infirmières de la Croix-rouge, etc.
Elue administratrice de la FNMF en 1932, elle devient ensuite secrétaire générale de l’Union nationale de la mutualité maternelle puis la préside de 1951 à 1956. Durant la Seconde Guerre mondiale, Léonie Toureille fonde et préside le Comité féminin d’entraide aux familles de mobilisés et de prisonniers de guerre.
Secrétaire de la FNMF en 1946, élue en 1947 au Conseil supérieur des sociétés de secours mutuels (CSM), elle siège au Conseil d’administration de la FNMF jusqu’en 1956, où elle en démissionne en raison de son âge. Jusqu’à sa mort en 1965, elle a toujours su conserver sa liberté de parole, y compris pour défendre des décisions parfois difficiles à prendre pour la FNMF.



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