Nommé dans le Lot durant la guerre, il est un des responsables de la Résistance pour ce département. Secrétaire du SNI du Lot à la Libération, Denis Forestier entre au Bureau national en 1946, devient secrétaire permanent en 1948 et secrétaire général en 1953. Durant près de dix ans, il dirige le SNI avec autorité, notamment durant la Guerre d’Algérie et dans sa lutte contre l’enseignement privé.
Après avoir participé à sa fondation en 1946, Denis Forestier accède aux fonctions de président de la MGEN en 1960. Sa présidence, jusqu’en 1977, contribuera largement au rayonnement de la plus grande mutuelle française. Administrateur de la FNMF de 1964 à 1978, il en est un vice-président de 1971 à 1978, assumant notamment la responsabilité des commissions nationales de l’équipement et de l’hospitalisation. En 1972, il crée et préside le Comité de coordination des œuvres mutualistes et coopératives de l’Éducation nationale (CCOMCEN).
Marqué par son expérience des luttes de tendance au sein du syndicalisme enseignant, il s’oppose à la ratification du protocole d’adhésion de la Mutualité des travailleurs à la FNMF, en mai 1977. Estimant que les conditions ne sont pas véritablement réunies, il propose de reporter le vote à l’année suivante, contrariant ainsi la réalisation d’une majorité nécessaire à une modification des statuts, préalable à la réunification.
Ayant obtenu la Croix de la Légion d’honneur en 1974, Denis Forestier est nommé en 1975 conseiller d’Etat en service extraordinaire.
Il meurt en 1978.
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