| Garantir les revenus en cas d’incapacité de travail |
Les garanties de prévoyance, sous forme de secours pécuniaires en cas d’incapacité de travail, représentent une part importante de l’activité des mutuelles depuis le XIXe siècle ; il s’agit alors essentiellement d’indemnités journalières de maladie. En revanche, en ce qui concerne la prise en charge du risque vieillesse, la plupart des sociétés de secours mutuels se bornent à verser des secours financiers, dont le montant reste subordonné à la rentrée de recettes extraordinaires, comme les cotisations de membres honoraires. La loi sur les Retraites ouvrières et paysannes de 1910 tente d’apporter une réponse au problème crucial de la condition des vieux travailleurs, risque trop coûteux pour incomber à la seule mutualité.
Les premières actions significatives dans le domaine de la prévoyance datent, en fait, de la loi de 1898 : la structuration du mouvement en unions lui permet de s’engager dans des opérations à long terme, comme la réassurance pour les maladies de longue durée. Par contre, la faible présence mutualiste sur le terrain de l’entreprise, explicable pour des raisons historiques, s’est soldée par l’implantation des compagnies d’assurance sur le marché de la prévoyance des salariés ; le secteur assurantiel y occupe une position solide, qui n’est guère remise en cause par le développement de la mutualité d’entreprise après 1945.
Pour que cette branche cesse d’être le talon d’Achille de l’activité mutualiste, la FNMF a créé en 1967 une Société nationale de prévoyance, suivie de Mutex en 1972.
L’intervention de la mutualité dans le domaine de la prévoyance collective a été facilitée par les dispositions du Code de 1985. Les mutuelles proposent également des contrats de prévoyance individuelle pour le décès, l’invalidité, la dépendance.
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