Un des six secrétaires du IIIe congrès national mutualiste (Paris, 1889), Philippe Gyoux devient alors un dirigeant d’envergure nationale. Il préside le IVe congrès national mutualiste (Bordeaux, 1892), est un des vice-présidents du Ve congrès (Saint-Étienne, 1895). Il y anime une commission consacrée au rôle de la femme dans la Mutualité et s’efforce de tirer les mutualistes “ de la torpeur dans laquelle un trop grand nombre d’entre eux ” sont plongés sur cette question. Il se déclare favorable aux sociétés mixtes, à condition que les femmes y aient les mêmes avantages que les hommes et puissent y exercer des responsabilités. Il dénonce aussi l’interdiction faite à de nombreuses femmes d’adhérer à des sociétés, sous prétexte qu’elles exigent trop de soins. Ce lieu commun ne repose sur aucun argument sérieux : selon les statistiques, les sociétés mixtes parviennent alors à de meilleurs résultats que les sociétés masculines. Les mentalités seront longues à évoluer sur ce sujet.
En 1899, Philippe Gyoux est élu président de la Caisse des retraites du Sud-Ouest ainsi qu’au Conseil supérieur des sociétés de secours mutuels où il siégera jusqu’à son décès. En 1902, il est un des quinze vice-présidents de la FNMF à sa création. En 1905, il obtient un diplôme dans la “ Classe des institutions de prévoyance ” lors de l’Exposition internationale de Liège où se tient le IIe Congrès international de la Mutualité.
Philippe Gyoux meurt en 1906 à Bordeaux.
|