En 1902, Louis Keller est un des fondateurs de la FNMF et l’un de ses 15 vice-présidents ; il le demeurera jusqu’en 1919, puis de 1924 à 1937 il est un des quatre vice-présidents délégués. Il plaide pour que la FNMF se donne de moyens financiers accrus et qu’elle se dote d’un Palais de la Mutualité à Paris qui est finalement inauguré en 1931. Louis Keller joue un rôle important en 1925 lors du Comité exécutif où est choisi un nouveau président pour la FNMF.
Dès 1920, il se prononce en faveur des Assurances sociales. Tout en rappelant l’importance de la liberté mutualiste, il reconnaît l’obligation comme “ absolument nécessaire ”, en ajoutant même qu’avec une institution nouvelle, les mutualistes seront les premiers, s’il le faut, à dissoudre leurs sociétés. Ces propos sont en avance sur la sensibilité des mutualistes, encore très réticents devant tout système d’obligation.
Louis Keller, qui a animé la Fédération internationale de la Mutualité (FIM) avant la Grande guerre, représente la FNMF, de 1927 à 1933, à la Conférence internationale de la Mutualité et des Assurances sociales (CIMAS) qui lui succède.
Il démissionne du Comité exécutif de la FNMF en avril 1940 mais poursuit son activité ; il aurait contribué à l’adhésion à la FNMF, en juillet 1944, de l’Union des sociétés de secours mutuels la Famille, présidée par Gaston Tessier.
Souffrant d’une cécité totale, Louis Keller meurt en novembre 1945. Les 2000 conférences qu’il aurait prononcées pendant 55 ans d’activité lui ont valu le nom de “ Pèlerin de la Mutualité ”.
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