Entré au Conseil d’administration de la FNMF en 1922, il y siégera jusqu’en 1964. Trésorier de la FNMF en 1927, il en est le secrétaire général l’année suivante. Dès lors, Romain Lavielle qui exerce cette responsabilité jusqu’en 1946, a une influence considérable à la FNMF. Il participe aussi activement à la vie de la FMS, notamment dans sa gestion des Assurances sociales ; il suit également la construction du Palais de la Mutualité à Paris, inauguré en juillet 1931.
Romain Lavielle représente aussi la FNMF sur le plan international à partir de 1933.
En 1936, il est un des fondateurs de l’Union mutuelle chirurgicale parisienne puis en décembre 1942, il est un des artisans de l’unification des Caisses chirurgicales mutualistes.
En tant que secrétaire de la FNMF, Romain Lavielle se félicite, en septembre 1942, du fait que la doctrine de la Mutualité se trouve “en parfaite conformité ” avec celle de la Charte du travail, le grand projet social de Vichy.
Devenu ensuite un des quatre vice-présidents délégués de la FNMF et un des fondateurs de l’Association internationale de la Mutualité (AIM) en 1950, il travaille à la modernisation de la mutualité devant la Sécurité sociale, d’abord à Paris, puis sur tout le territoire. Il joue un rôle déterminant au lendemain de la Libération, notamment lors du XIXe congrès national de la FNMF (Aix-les-bains, 1948), pour remettre les mutualistes sur les rails de la confiance, en dépit de réticences persistantes sur le principe de l'obligation.
Romain Lavielle qui assume jusqu’en 1964 la présidence effective de la FMS, devenue FMP, meurt en 1970.
Homme de caractère, doué pour la parole et pour la plume, ne dédaignant pas la polémique, il laisse également l’image d’un “bâtisseur ” de réalisations sanitaires et sociales considérables, notamment pour la Mutualité parisienne.
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