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Assurances mutuelles de matériel
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La mutualité d'assurance est née dans les milieux maritimes au cours des années 1880, par imitation des mutuelles agricoles constituées pour parer aux risques de grêle ou d'incendie. En effet, comme les cultivateurs mais avec une dimension encore plus dramatique, les marins-pêcheurs redoutent les déchaînements météorologiques qui peuvent les acculer à la misère en cas de perte ou d'avarie de leurs embarcations et filets. Or, les compagnies d'assurances maritimes, qui assurent habituellement les navires de commerce, refusent d'assurer le matériel de la pêche artisanale en raison de la fréquence du risque. La formule de l'organisation solidaire mutualiste est donc la seule qui convienne pour les petits patrons de voiliers qui sont, par ailleurs, soumis à la concurrence des navires à vapeur. |
A l'instar des sociétés de secours mutuels, les sociétés d'assurances mutuelles ont bénéficié, au début de la Troisième République, de l'appui et des subventions du ministère de la Marine et des collectivités locales du littoral. En raison du faible nombre des adhérents, leur champ d'action est souvent resté limité aux secours immédiats. Toutefois, les sociétaires, de modestes patrons de pêche, semblent avoir pris une part plus active dans le fonctionnement démocratique de ces sociétés d'assurance, que dans les sociétés "Sou du marin", qui étaient davantage encadrées par les notables et l'administration maritime. |
Ces sociétés ont été exclues de la loi de 1898, car les cotisations y étaient proportionnelles à la valeur de l'objet assuré, ce qui était incompatible avec le principe mutualiste d'égalité de cotisation et de prestation. Après un court flottement juridique, elles sont passées sous le régime de la loi de 1901 sur les associations à but non lucratif. Tout comme leurs homologues agricoles, elles sont l'illustration d'une économie sociale répondant aux besoins de travailleurs délaissés par les structures capitalistes traditionnelles. |
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exposition 2007
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