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MASSOT-DEVEZE Henriette
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![]() © Archives départementales des Alpes-Maritimes |
Présidente-fondatrice de la Société de secours mutuels féminine de Sisteron dès 1914, Mme Massot-Devéze est présidente de l’Union départementale mutualiste des Basses-Alpes en 1936. A l’exception de Mme Mathieu qui a présidé l’Union départementale des Ardennes, mais durant une assez courte période en raison de son décès prématuré en 1926, elle est alors la seule femme à exercer une telle fonction à la tête d’une Union. |
Madame Massot-Devèze, qui, sur le plan politique, est assez proche du Parti républicain radical-socialiste, semble d’abord accueillir de façon favorable le régime de Vichy. Dans un rapport, présenté fin 1940 ou début 1941, elle souligne le fait que la Mutualité traverse une période “ de redressement national ” et qu’elle doit “ appliquer dans l’union des volontés et des cœurs son programme de toujours qui est celui là même de notre grand Maréchal : Travail, Famille, Patrie ”. Mais en juin 1941, elle est contrainte à la démission de ses fonctions. Dans une lettre adressée au Préfet, elle écrit alors : “ Ma véritable fierté est d’avoir régénéré ce grand organisme mutualiste, après l’avoir arraché au communisme et au désordre. Les 30 000 travailleurs qu’il groupe dans son sein pourront désormais continuer à jouir de ses bienfaits ”. A la suite d’un arrêté préfectoral du 16 septembre 1941, de nouveaux membres de la commission administrative sont chargés de gérer l’Union mutualiste des Basses-Alpes.
Il semble que Mme Massot-Devèze siège aux séances du Conseil d’administration de la FNMF jusqu’en 1943. Selon certaines sources, elle aurait également appartenu à son Comité exécutif depuis 1936 ou 1937. Considérée comme démissionnaire de cette instance en 1946, en raison de ses absences répétées aux réunions précédentes, elle n’est pas réélue. |
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