MASSOT-DEVEZE Henriette



 © Archives départementales des Alpes-Maritimes

Présidente-fondatrice de la Société de secours mutuels féminine de Sisteron dès 1914, Mme Massot-Devéze est présidente de l’Union départementale mutualiste des Basses-Alpes en 1936. A l’exception de Mme Mathieu qui a présidé l’Union départementale des Ardennes, mais durant une assez courte période en raison de son décès prématuré en 1926, elle est alors la seule femme à exercer une telle fonction à la tête d’une Union.
Avec Mme Mathieu et Léonie Toureille, Mme Massot-Devèze est la troisième femme qui siège au Conseil d’administration de la FNMF avant la Seconde Guerre mondiale. Elle y est élue en 1937 ou en 1938. En 1940, elle est également administratrice de l’Union nationale des caisses chirurgicales mutualistes à Paris.


Madame Massot-Devèze, qui, sur le plan politique, est assez proche du Parti républicain radical-socialiste, semble d’abord accueillir de façon favorable le régime de Vichy. Dans un rapport, présenté fin 1940 ou début 1941, elle souligne le fait que la Mutualité traverse une période “ de redressement national ” et qu’elle doit “ appliquer dans l’union des volontés et des cœurs son programme de toujours qui est celui là même de notre grand Maréchal : Travail, Famille, Patrie ”. Mais en juin 1941, elle est contrainte à la démission de ses fonctions. Dans une lettre adressée au Préfet, elle écrit alors : “ Ma véritable fierté est d’avoir régénéré ce grand organisme mutualiste, après l’avoir arraché au communisme et au désordre. Les 30 000 travailleurs qu’il groupe dans son sein pourront désormais continuer à jouir de ses bienfaits ”. A la suite d’un arrêté préfectoral du 16 septembre 1941, de nouveaux membres de la commission administrative sont chargés de gérer l’Union mutualiste des Basses-Alpes. Il semble que Mme Massot-Devèze siège aux séances du Conseil d’administration de la FNMF jusqu’en 1943. Selon certaines sources, elle aurait également appartenu à son Comité exécutif depuis 1936 ou 1937. Considérée comme démissionnaire de cette instance en 1946, en raison de ses absences répétées aux réunions précédentes, elle n’est pas réélue.



clic pour imprimer