coll. Wikimedia Commons
|
Profession à haut risque, le mineur est exposé aux éboulements et aux coups de grisou. Henry IV déjà imposera un prélèvement du trentième de leur produit à toutes les mines du royaume, par l’édit du 14 mai 1604, pour assurer aux mineurs les secours d’un chirurgien et l’achat de médicaments gratuits.
En France, dès la fin du XIXème siècle, les mineurs bénéficièrent d’une protection sociale obligatoire, assurance-maladie et assurance vieillesse financées par les exploitants et les travailleurs, ce qui généra des sociétés de secours mutuels dans chaque exploitation.
Mais les retraites apparurent rapidement insuffisantes et disparates. Le 31 mars 1903, l’Etat promulguera une loi instaurant sa participation dans le financement des retraites des mineurs au moyen d’une subvention et mettra en place la notion de « minimum vieillesse ». Le 17 avril 1906, une loi rendra ces allocations réversibles par moitié pour le conjoint survivant et non remarié. Ce régime spécifique inspirera le régime général de la Sécurité sociale instauré après la Seconde guerre mondiale.
Un peu plus tard, en 1914, les mineurs, les veuves, les invalides du travail et les orphelins pourront bénéficier immédiatement d’une pension quand un événement se produit – invalidité, décès – grâce à la création de la Caisse autonome de retraites des ouvriers mineurs (CAROM). Elle est basée sur un triple financement, les exploitants, les ouvriers et l’Etat.
|