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Né en 1900, André Morice devient entrepreneur de travaux publics. Elu député radical de Loire-Atlantique en 1945, il le reste jusqu’en 1958. De 1947 à 1957, il est plusieurs fois ministre
Lors du premier débat parlementaire consacré à la Sécurité sociale en août 1946, André Morice pose la question du rôle de la Mutualité dans le nouveau système. Estimant les intérêts mutualistes menacés par la Sécurité sociale, il souligne que cette dernière a besoin de l’expérience de la Mutualité : le fait de confier aux syndicats ouvriers la gestion du nouveau système n’implique nullement l’exclusion des mutualistes.
Au début 1947, le climat s’oriente vers un compromis. Des négociations s’ouvrent entre la Fédération nationale des organismes de Sécurité sociale (FNOSS) et la FNMF ; le 25 février 1947, un accord définit la place de la Mutualité dans le nouveau régime. Tout groupement mutualiste de 100 assurés qui le demande peut être habilité à tenir le rôle d’agent local qui informe les assurés et de correspondant qui assure la constitution des dossiers et le paiement des prestations. Tout groupement mutualiste dont “ l’effectif et l’organisation permettent de remplir des missions plus étendues ” peut, “ le cas échéant ”, et avec l’accord de la caisse primaire, remplir le rôle de section locale de Sécurité sociale. Enfin et surtout, la disposition de 1945 autorisant les caisses à concurrencer les mutuelles en proposant des prestations complémentaires est abrogée.
Cet accord sert de base à la “ loi Morice ”, votée deux jours plus tard. Le texte qui sera peu appliqué aura le mérite de servir de référence à l’élaboration de la loi organisant le système de protection sociale des fonctionnaires. La “ loi Morice ” constituera enfin un stimulant psychologique précieux pour permettre aux mutualistes d’aborder positivement une nouvelle étape de leurs relations avec la Sécurité sociale.
André Morice meurt en 1990 après avoir été maire de Nantes de 1965 à 1977.
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