1930-1944



 © Fnmf

L’instauration des Assurances sociales en 1930 précède d’un an l’accession à la présidence de la FNMF de Léon Heller et le retour à une stricte neutralité mutualiste après les “ tentations politiques ” des années 1925-1930. Durant les années 1930, si agitées sur les plans politiques et sociaux, la FNMF reste d’une grande discrétion. On ne l’entend pas sous le Front populaire qui se préoccupe d’ailleurs peu des questions de protection sociale ; il est vrai qu’une grande réforme a été faite avec les Assurances sociales six ans plus tôt.

Désormais la FNMF occupe une large place dans les organismes régionaux et nationaux qui gèrent les Assurances sociales : Conseil supérieur, Comité général d’entente, etc. La FNMF participe également aux travaux de la Conférence internationale de la Mutualité et des Assurances sociales (CIMAS) qui, fondée en 1927 à Bruxelles, se réunit tous les ans jusqu’en 1936.


Représentant 32 unions fortes de 30 millions d’adhérents dans une dizaine de pays, la CIMAS coordonne l’action internationale en matière d’Assurances sociales. A travers son engagement dans la CIMAS, la FNMF jouit d’un grand rayonnement international au sein du mouvement mutualiste.

A partir de septembre 1939, la “ drôle de guerre ” permet à la FNMF de se préparer, dans la perspective du conflit. Au lendemain de la défaite, la division de la France en deux zones oblige la Fédération à mettre en place une Délégation spéciale en zone Sud, dirigée par Eugène André. Dès lors, la FNMF s’efforce de limiter l’implication croissante de l’Etat dans la protection sociale : ce dernier semble en effet tenté de s’engager dans cette voie, tant sur le plan des Assurances sociales que de la couverture sociale des Anciens combattants. En 1941, la FNMF s’affirme en faveur de la Charte du travail avant de prendre ses distances courant 1943. Enfin, la FNMF cherche à élargir la protection sociale d’autres couches socio-professionnelles, telles que les artisans.


 



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