|
|
Fils d’un cordonnier, Jean-Marie, Peillon naît en 1862 à Saint-Etienne. Devenu officier de réserve, il préside une Caisse de retraite des officiers de 1904 à 1909. Ayant choisi la profession de voyageur de commerce, il adhère à la Société des voyageurs et représentants du commerce et de l’industrie de Saint-Etienne et de la Loire et en devient le président.
A la différence d’Eugène Joly, son prédécesseur à la tête de l’Union mutualiste du département fondée en 1886, Joannés Peillon est un homme de pouvoir. Dès 1901, il accède au poste de secrétaire général de l’Union départementale. Après avoir assisté la même année au VIIIe congrès national de la Mutualité tenu à Limoges, il engage les mutualistes de la Loire à constituer la Fédération régionale du Centre, ce qui est fait en septembre 1902 : cette organisation s’étend alors sur plus de 15 départements et regroupe 50 000 mutualistes. Joannés Peillon en devient le président.
A cette occasion, Léopold Mabilleau propose de créer une Fédération nationale : en novembre 1902, 79 Unions tiennent leur assemblée constitutive au Musée social, à Paris. Joannés Peillon est un de ses quinze vice-présidents.
Réélu à la tête de l’Union départementale en 1903, ses qualités de propagandiste lui assurent un grand rayonnement renforcé par ses tendances autoritaires. Il n’en reste pas moins qu’il met en œuvre un programme efficace, calqué sur celui de la FNMF, en multipliant les “ services supérieurs ” : services généraux de propagande ; services de prévoyance, de maladie et d’hygiène sociale.
Mais des tensions s’élèvent parmi les mutualistes du département que Joannés Peillon ne peut surmonter ; il doit démissionner. Son action aura été marquée par un quasi doublement des membres participants et du nombre de sociétés qui passent de 270 à 446.
Dès lors Joannés Peillon se retire de la vie mutualiste en 1914. Durant la Première Guerre, sa conduite lui vaut la Croix de guerre. Il meurt le 1er janvier 1940 à Nancy.
|