Un siècle de mutualité policière



 © FNMF, Nathanaël Mergui
La mutuelle amicale des cadres de la police nationale (M.A.C.P.N.)

L' histoire de cette mutuelle est intimement liée à la condition policière et à l’organisation de la police, telles que défendues par Célestin Hennion et plus tard, Marcel Sicot.
Cette mutuelle fut déclarée le 20 septembre 1905 sous le nom « Association amicale de prévoyance des commissaires municipaux, commissaires et inspecteurs spéciaux de France et de Tunisie ». A l’instigation de son premier président, Célestin Hennion, alors commissaire principal de la Sûreté générale, elle poursuivra deux objectifs principaux : l’action mutualiste et la défense des intérêts matériels et moraux des commissaires de police.

En mars 1907, Hennion quitte la présidence de l’Amicale et devient directeur de la Sûreté générale, sous Clémenceau. La France traverse une grave crise sociale. C’est l’époque de la « Bande à Bonnot » et autres groupes de bandits qui terrorisent la population. Les profondes réformes qu’instituera Hennion durant six années, jetteront les bases de la police moderne. Il sera nommé préfet de police le 21 mars 1913. Cet homme « épris d’harmonie et passionné de justice » meurt en 1915. Son impulsion, marquera pendant un demi-siècle, la vie de l’ Amicale.


Après bien des tergiversations et plusieurs présidences, sonne l’heure de l’abandon, par l’Amicale, de la défense corporative, sous la présidence d’Alfred Blondel, en 1928. Désormais, l’Amicale se limitera à la sphère mutualiste, « tout notre fonds social doit être employé intégralement à l’amélioration du sort de nos veuves, de nos orphelins et de nos camarades dans le besoin ». En 1931, Blondel fera valider par le conseil d’administration, une cotisation de 0,50 franc à la Fédération mutualiste de la Seine, pour faciliter l’accès aux soins dans ses divers établissements médicaux et chirurgicaux, ainsi qu’au tout nouvel Institut médico-chirurgical installé près de la Maison de la Mutualité.


 © FNMF, Nathanaël Mergui


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Le président Marcel Sicot fera renaître l’Amicale à la libération. En 1947, elle prend le nom « Association amicale de prévoyance des fonctionnaires de la Sûreté nationale ». Elle adhère à l’Union des mutuelles des fonctionnaires et agents de l’Etat. Plus tard, en 1954, ce sera « l’Amicale de prévoyance des cadres de la Sûreté nationale » afin de pouvoir intégrer qui elle souhaitera, en particulier les femmes – enfin – admises. Leur adhésion faisait débat depuis le début des années trente. Lors des fêtes du cinquantenaire de l’Amicale, le président Sicot se félicite de son évolution, « important appoint à nos grandes institutions sociales », elle distribue des indemnités à la naissance et au décès, des secours, et gère la maison de Mantoche qui abrite les retraités amicalistes, qui deviendra ensuite maison de repos et de vacances, avant d’être vendue en 2000. A la fin des années cinquante, l’Amicale investira des fonds dans la construction du Centre médico-chirurgical de la Porte de Choisy, inauguré le 9 juillet 1963.

C’est en 1993 seulement qu’elle prend le nom de mutuelle, dénomination qu’on lui connaît encore aujourd’hui. Son champ d’action est maintenant limité aux prestations de type assuranciel telles que l’assistance à la personne, les frais d’obsèques, les allocations de mariage et de naissance. Une mutuelle sœur fut créée en 2002 pour gérer les prêts d’honneur, prêts de première installation, hébergements de vacances, diffusion du bulletin de liaison.


* Lire : Un siècle de Mutualité policière, Roger Lejeune – MACPN 28 avenue de Friedland 75008 PARIS





LE LOGO DE L'AMICALE

Le bonnet phrygien symbolise l'Etat Républicain et les valeurs démocratiques ;

La cocarde éclatée, bleue et rouge sur fond blanc, évoque les couleurs nationales, tandis que l'éclatement des cercles concentriques de la cocarde traditionnelle suggère la transmutation du monde ancien, qui s'ouvre ainsi au progrès ;

Les barres bleues et rouges, en position transverse, symbolisent par leur chevauchement et leur prolongement, la solidarité et le lien entre les adhérents d'une part, les générations d'autre part ;

La feuille de chêne stylisée avec son gland (sous le bonnet phrygien) symbolise la puissance publique dont la Police Nationale détient une parcelle, signifiant que la Police Nationale se trouve sous la tutelle et l'autorité de l'Etat Républicain.

Quant aux couleurs bleue et rouge dominantes, elles sont les couleurs de la Ville de Paris, où l'Amicale a son siège.


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