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La mutuelle du personnel de la RATP
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La Compagnie Générale des Omnibus – CGO – parisienne voit le jour en 1855. Dès son origine, les employés de la CGO bénéficient de consultations gratuites auprès des médecins du service médical de l’entreprise. Rien n’indique cependant que le salarié de la CGO recevra une indemnité journalière en cas de maladie ou une pension lorsqu’il n’est plus capable de poursuivre son travail. |
Survient un événement qui va avoir des conséquences importantes pour toutes ces SSM. En 1921, la création de la Société des transports en commun de la région parisienne – STCRP – a pour objectif d’homogénéiser les transports autour d’un seul opérateur. Le statut du personnel de la STCRP va modifier sensiblement leur fonctionnement. La STCRP verse désormais les indemnités journalières aux agents titulaires, les SSM remboursent les frais médicaux et pharmaceutiques, hors service médical gratuit. C’est un retour à la caisse de secours « patronale » d’avant 1895. |
En 1936, un nouveau régime maladie pour les agents de la STCRP va décider de la fusion de « La Fraternelle » avec « La Bienfaisante ». En effet, la suppression de la gratuité des soins médicaux et pharmaceutiques touche de plein fouet le personnel non gradé. Il est donc urgent de créer une caisse maladie. La « Fraternelle – Bienfaisante » s’éteindra huit ans plus tard (1944) alors que l’on voit poindre la création de la RATP. On assiste alors à la naissance de la Société de secours mutuels du personnel du métropolitain, qui s’inscrit dans un ensemble où interviennent la Sécurité Sociale, la caisse de coordination, le Comité d’Entreprise. Ce rôle « auxiliaire » est bien loin de celui des « pionniers » de l’action sociale à l’origine. |
En 1945, elle deviendra « Mutuelle du personnel de la RATP », gérant le tiers-payant pour l’adhérent devenu assuré social. Elle protège 85 à 95 % des agents actifs et retraités, soit en 1948, 46.000 sociétaires. Comme toutes les mutuelles, elle doit faire face au vieillissement de la masse des adhérents et réagir à la concurrence ouverte des compagnies d’assurance privées depuis les trente glorieuses…. Inventer de nouvelles prestations suivant « l’évolution » de notre protection sociale, mettre en place des allocations spécifiques de solidarité (mariage, naissance, décès, handicap…), entretenir et développer les réalisations sanitaires et sociales (orphelinat, maisons de retraite et de convalescence)…. Enfin, la création de son centre de soins mutualiste, quai de la Râpée, offrant à ses sociétaires des prestations d’avant-garde, tout en conservant une maîtrise des coûts, lui permet d’envisager avec optimisme son entrée dans son second siècle d’existence. |
Lire "100 ans de jeunesse pérenne", Mathieu Bachelet, Mutuelle du personnel de la RATP, 1995 |
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exposition 2006
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