1930-1944


Depuis la Grande Guerre, la question de la prise en charge du risque chirurgical est apparue avec une acuité de plus en plus grande. La couverture massive de ce risque pose un problème délicat à la FNMF, convaincue à la fin des années 1920, que la solution passe par le développement de cliniques chirurgicales. Toutefois, l’innovation provient d’abord de gestionnaires de cliniques et de membres du corps médical, attentifs à ce que la demande de ces soins coûteux soit solvable. Gestionnaire d’une clinique chirurgicale privée à Agen, Raymond Belly est, avec le docteur François Delmas chirurgien dans cet établissement, le pionnier de ce mouvement qui entraîne la création de 7 caisses chirurgicales mutualistes ; en 1934, elles constituent la Fédération nationale des caisses chirurgicales mutualistes (FNCCM). Persuadés que l’accès à ce type de soins chirurgicaux passe par l’essor de leurs cliniques en cours de développement (6 établissements ouverts entre 1929 et 1935) les responsables de la FNMF considèrent les institutions de la FNCCM davantage comme des assurances que des mutuelles. Mais ils doivent tenir compte du fait que pour être viable, une clinique chirurgicale a besoin de moyens financiers importants et de la présence d’une population confrontée à la carence de l’hospitalisation publique. Sous l’impulsion de Romain Lavielle, la FNMF décide de créer son propre réseau de caisses ; en 1938, elle met sur pied l’Union nationale des caisses chirurgicales mutualistes (UNCCM). La fusion des deux groupes spécialisés dans la couverture du risque chirurgical, réalisée sans difficultés en décembre 1942, permet le regroupement de 62 caisses et d’un 1 million de bénéficiaires. Président de l’Union mutualiste de Seine-Inférieure, Marcel Le Grand présidera la Fédération nationale des caisses chirurgicales mutualistes réunifiées de 1942 jusqu’à sa mort en 1956.





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