RIVIERE Marcel



 © FNMF

Fils de gendarme à cheval, né en 1901, il entre en 1917 à l’Ecole Normale d’instituteurs de Melun puis enseigne à Lagny-sur-Marne jusqu’en 1941, où il est nommé directeur du cours complémentaire de Nangis.

De 1929 à 1939, Marcel Rivière est secrétaire de la sous-section du Syndicat National des Instituteurs (S.N.I.) à Lagny et secrétaire général adjoint de la section syndicale de Seine-et-Marne en 1938.

Démobilisé en 1940, il rejoint la Résistance en 1942 dans les Forces Françaises de l’Intérieur (F.F.I.) de son département. En mai 1944, il est président du « Comité cantonal de Libération » de Nangis, puis maire-adjoint de la commune et Secrétaire de la section syndicale de Seine-et-Marne.


En décembre 1945, Rivière représente son département au Congrès National du S.N.I. où il propose la création d’une Caisse de Prévoyance pour le personnel de l’enseignement primaire calquée sur celle de la SNCF. Il est élu au Bureau National du S.N.I. et chargé de présenter le rapport de la « commission sociale » au IIème Congrès national à Grenoble en 1946 ; la création d’une mutuelle nationale regroupant les 110 Sociétés de secours mutuels départementales et nationales est adoptée à l’unanimité des représentants des 130 000 instituteurs syndiqués. Il marque la naissance prochaine de la Mutuelle Générale de l’Education Nationale – M.G.E.N.

La première assemblée générale de la MGEN se réunit fin décembre 1946. Le 31 décembre est promulgué un décret qui donne aux sociétés mutualistes de fonctionnaires la possibilité de gérer leur régime de Sécurité Sociale.


Lors de l’assemblée générale de décembre 1947, Marcel Rivière est élu Président. La même année, il devient administrateur de la FNMF puis membre du Conseil supérieur de la Mutualité en 1951. En 1952, il est administrateur de la Fédération nationale des Mutuelles de fonctionnaires et agents de l’Etat – FNMFAE ; il est par ailleurs membre du bureau de la Caisse primaire centrale de Sécurité Sociale de la région parisienne, membre du bureau de la FEN, vice-président de la Ligue française d’hygiène mentale, membre du Conseil supérieur de l’Education nationale….. Son nom est étroitement lié aux œuvres sociales de la MGEN.

Il meurt brutalement en 1960, à l’âge de 59 ans. Denis Forestier qui lui succédera poursuivra son œuvre.



clic pour imprimer