TEULADE René



 © FNMF

Né le 17 juin 1931 en Corrèze, fils d’un facteur, René Teulade, instituteur depuis 1951, devient un responsable national du Syndicat national des instituteurs (SNI) au sein de la Fédération de l’éducation nationale (FEN). Administrateur de la MGEN, il accède ensuite à la présidence de l’Union nationale des Mutuelles retraites des instituteurs et fonctionnaires de l’Education nationale (UNMRIFEN), tout en étant administrateur de l’Union nationale des caisses autonomes mutualistes (UNCAM), puis son président en 1975.


Elu au Conseil d’administration de la FNMF en 1976, à son Comité exécutif en 1977, il s’occupe du secteur de la prévoyance. En octobre 1979, il est élu président de la FNMF. En juillet 1979, une Ordonnance du ministre de la Santé du gouvernement de Raymond Barre rétablit le Ticket modérateur d’ordre public (TMOP), ce qui laisse à la charge obligatoire des assurés une part de leurs dépenses maladie. Sous la direction de René Teulade, la FNMF organise un vaste mouvement de protestation contre cette atteinte à ce droit mutualiste. Les 7 millions de signatures recueillies contraignent le gouvernement à retirer son projet.

A partir de mai 1981, René Teulade préside la FNMF dans le contexte politique nouveau de la gauche au pouvoir. Il accueille François Mitterrand, le président de la République, au XXXe congrès de la Mutualité (Bordeaux, mai 1982), présence que les mutualistes perçoivent comme une reconnaissance nouvelle de leur mouvement. Réélu en 1984 à la présidence de la FNMF, René Teulade inaugure ses nouveaux locaux, rue de Vaugirard à Paris, en 1989 en présence du Président de la République, François Mitterand.

Président de la FNMF jusqu’en janvier 1992, René Teulade est ministre des Affaires sociales du gouvernement Bérégovoy jusqu’en 1993. Nommé en 1998 au Conseil économique et social, il préside la Commission emploi-revenus-solidarité du IXe Plan et publie en 1999 un rapport sur les retraites, à la demande du gouvernement de Lionel Jospin. René Teulade est également maire d’Argentat (Corrèze).




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