1968-2002


En 1970, le congrès de Grenoble procède à un examen de conscience et à un état des lieux. Si la majorité des unions assume pleinement leur fonction de stimulant de la vie mutualiste départementale, force est de constater qu'une trentaine d’entre elles sont encore relativement défaillantes dans ce domaine. 15 sociétés départementales viennent d’être créées, ce qui porte à 47 le nombre de départements disposant d'une telle structure d’accueil, indispensable à la promotion du mouvement sur son territoire. La satisfaction des besoins réels des sociétaires passe plus que jamais par la mise à leur disposition de services et de réalisations sanitaires et sociales efficaces. L’idée, délaissée depuis plusieurs décennies, selon laquelle l’échelon départemental trouve son complément naturel au plan régional refait surface, du moins en théorie, au cours de ces années.

Le constat souvent évoqué, selon lequel “ la mutualité de développement tranquille a vécu ” conduit le XXXème congrès (Bordeaux, 1982) à insister sur le caractère stratégique du rôle pivot de l’union départementale. Elle constitue le lieu privilégié pour surmonter les tensions internes nées de la rivalité spontanée entre groupements.

La mission fédérative des unions départementales, qui représentent 60% des mandats au Conseil d’administration et à l’Assemblée générale de la FNMF, est fortement affirmée au cours des années 1990. Mais, dans le cadre d'une Europe qui devient réalité un rééchelonnement s’impose. L’union régionale doit passer du stade de la virtualité à celui de structure réelle. Les effets de la régionalisation initiée par l’Etat et les régimes sociaux, trop longtemps négligés, ainsi que la mise à l’heure européenne du Code de la mutualité rendent cette mutation incontournable.





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